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Un jour viendra de Giulia Caminito

9 janvier 2022

Un jour viendra, Giulia Caminito, traduit de l’italien par Laura Brignon, Gallmeister, mars 2021, 284 pages

Gallmeister ouvre son catalogue à des auteurs non américains. J’étais méfiante. Un peu sectaire, la dame ! Où allais-je trouver les grands espaces ? Le Montana ? Les forêts, les rivières ? Mais je n’ai pas résisté très longtemps, j’ai acheté ce roman 8 mois après sa parution…

Et alors ?

Alors, pas de grands espaces, pas de rivière, pas de nature writing… Mais, des collines, des champs, les Marches italiennes, la première guerre mondiale, un loup apprivoisé, un couvent, des anarchistes, des frères pas si frères que ça, des secrets de famille, la grippe espagnole, un prêtre pas très net, du noir, du sombre.

Il avait donc, finalement, tout pour me plaire ce roman. Et il m’a plu mais pas tout de suite. Il m’a fallu du temps pour entrer dedans, pour me ferrer (et encore jamais complètement). Si certains passages m’ont captivée, d’autres m’ont laissée perplexe. Et surtout à cause de l’écriture (ou de la traduction, je ne saurais dire). D’abord, cette mode du non marquage des dialogues me fatigue… Mais bon, c’est dérisoire. J’ai eu l’impression trop souvent d’un manque d’organisation. La narration m’a semblée parfois souffreteuse, j’avais envie de réveiller les mots, de les bousculer pour qu’ils me happent. Je sens bien que je ne définis pas bien ce qui m’a manquée, parce que c’est assez diffus.

Je n’ai encore rien dit de l’histoire. Je vais être brève. Lupo et Nicola, deux frères, grandissent sur les collines des Marches Italiennes. L’un est fier et rebelle, l’autre est faible et fragile. L’un protège l’autre. Sœur Clara, enlevée à l’âge de 8 ans au Soudan, est l’abbesse du couvent qui domine le village. Un secret qui repose sur un mensonge lie une des sœurs aux deux garçons.

Le parallèle entre Clara et Lupo le fils révolté, l’une qui prie, l’autre qui résiste, l’une qui a triomphé d’une enfance laminée grâce à sa foi en Dieu et l’autre qui a triomphé d’une enfance malmenée grâce à sa foi en une vie meilleure, ce parallèle, disais-je, est à mon sens, l’aspect le plus intéressant du roman.

Ce fut donc une lecture plaisante et qui a trouvé son chemin quelques jours après avoir fermé le livre.

34 commentaires
  1. voilà qui m’intrigue… à tenter!

  2. aifelle permalink

    Je ne suis pas complètement convaincue par ton billet. Donc, je vais continuer à hésiter devant ce roman ..

  3. keisha41 permalink

    Oui, Gallmeister ‘voyage’. Quant au vrai nature writing, on ne l’y trouve pas toujours, maintenant.

  4. Pas tentée…. Maintenant vu la quantité de livres entrés dans ma liste d’envies je deviens de plus en plus sélective et pour ce qui concerne le nature writing il me faut des sujets très originaux pour m’y intéresser ou des auteurs dont j’aime déjà l’univers (genre Pete Fromm) 🙂

    • Je comprends, personnellement je n’ai pas beaucoup aimé un livre de Pete Fromm que j’ai lu il y a quelques temps mais je tenterai bien avec un autre…

  5. Je l’avais noté, et puis un peu oublié. Tu me le remets en mémoire.

  6. Les thèmes sont intéressants mais ton bilet laisse perplexe…

  7. J’ai lu des avis nettement plus enthousiaste que le tien mais je ne suis pas vraiment tentée de le découvrir. Ton résumé me suffit.

  8. luocine permalink

    il existe des livres qui ont besoin de temps pour s’installer dans notre plaisir de lecture.

  9. Je n’ai pas encore testé les « Gallmeister d’ailleurs », mais ça me dit bien, avec ce titre ou un autre.

  10. un nature writing tout de même alors? A l’italienne?

  11. pour l’instant, je reste sectaire (je sais c’est très bête) donc je reste dans les grands espaces américains, mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! bonne année à toi en passant.

  12. Je préfère trouver mon chemin en cours de lecture, et non quelques jours après ! je passe donc sur ce titre !

  13. J’ignorais que le non marquage des dialogues était une mode. Maintenant que tu le dis, je remarque qu’il y en a souvent, plus qu’avant, en fait. Ça me fatigue moi aussi… L’effet est rarement réussi.

    J’ai eu une seule intrusion chez Gallmeister depuis que la maison a ouvert ses horizons vers l’ailleurs. Ce fut un échec retentissant, qui ne me donne pas le goût de remettre ça. Je suis très méfiante!

  14. Pas forcément tentée par celui-ci mais Gallmeister fait fort avec cette percée hors des frontières américaines. J’ai adoré Là où sont les oiseaux dernièrement (bon Marie-claude n’est pas du même avis malheureusement 😉 ), un excellent roman danois très noir.

  15. Comme toi, j’étais sceptique à cette ouverture sur le monde… et comme toi j’ai étė séduite 🙂

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