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Ici ça va de Thomas Vinau

23 février 2021

 

Ici ça va

Thomas Vinau

Alma éditeur

2012

Lu en poche, collection 10/18

133 pages

 

 

C’est l’histoire d’un homme et d’une femme qui s’aiment et qui souhaitent se reconstruire à travers la restauration d’une maison, qui n’est pas n’importe quelle maison, c’est celle de son enfance, à lui, c’est la maison d’un passé dont il n’a gardé aucune image sensible.

C’est l’histoire d’une nature sauvage, qu’ils apprivoisent, qu’ils domestiquent, d’une rivière qui coule  là-bas, pas loin, et qui échappe à toute tentative de souvenir.

C’est aussi l’histoire de mots qui disent l’indicible, sans fioritures, sans poésie outrancière, simplement, des guirlandes de mots pour un espoir de vie.

C’est un texte qu’on lit et surtout qu’on relit pour mieux s’en imprégner, pour mieux se laisser couler dans ses phrases, pour se perdre avec délectation dans les méandres d’une poésie écorchée. C’est la lumière entre les pierres, la clarté au fond de l’eau, l’espoir de jours meilleurs.

C’est feutré, ça touche à l’intime et en même temps, on se surprend à découvrir des morceaux de nous, quelques reflets de notre propre questionnement.

Ce sont des mots qu’on chuchote, de peur de les laisser s’échapper, parce qu’ils ne sont jamais pesants, parce qu’ils suggèrent, ils donnent à penser, à rêver, à comprendre, et si les yeux vont trop vite, l’esprit peut perdre l’essentiel.

J’avais découvert Thomas Vinau avec Le camp des autres qui m’avait totalement emportée. L’écriture de ce poète me touche…

 

« Je me méfie. J’ai toujours peur que ça ne dure pas. Dès qu’il y a un moment de bonheur, de paix, je me répète que ça ne durera pas. Que le temps est un menteur. Qu’avoir quelque chose c’est commencer à le perdre. C’est comme cela que je fonctionne. C’est ce que la vie m’a appris. Si tôt. La perte. Le peu de fois où je l’ai oublié, le boomerang m’est revenu dans les dents. C’est ainsi que les crises ont commencé, je crois. En oubliant trop tout ce qu’il y avait à perdre. En se voilant la face. En se forçant à croire. La confiance ne se déclame pas. Il faut l’apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu’un d’autre vous l’apprenne. A grands coups de demains et de câlins. »

 

 

37 commentaires
  1. je pense que cela pourrait me toucher aussi!

  2. aifelle permalink

    Un roman que j »avais beaucoup aimé.

  3. Bon il va remonter dans ma liste d’achats 😉

  4. keisha41 permalink

    Faut voir… Mais j’aime les phrases un poil plus longues.

  5. A_girl_from_earth permalink

    Pas convaincue que j’y trouverais mon compte mais comme dirait Keisha, faut voir.:)

  6. pourquoi pas, ne serait-ce que pour faire la connaissance de la plume de l’auteur il serait peut-être temps 🙂

  7. Un auteur qui reste à découvrir pour moi…

  8. luocine permalink

    j’adore le passage à la fois joliment dit et si vrai . J’aime bien les extraits des livres cela me donne une idée plus exacte de l’écriture et combien tu as raison ce passage j’ai envie de le savoir par coeur , comme s’il l’avait écrit pour moi!

  9. Je n’ai jamais lu cet auteur, je pensais que ça ne me conviendrait pas, mais si tu aimes tant, je dois revoir mon a priori.

    • Je crois que tu n’aimes pas trop les textes poétiques… alors je ne mettrais pas ma main à couper que tu pourrais aimer…

  10. J’avais tellement aimé ce texte !! J’ai eu la chance de rencontrer Thomas Vinau avec mes élèves… j’en garde un très beau souvenir !

  11. Ca semble être une lecture douce, enveloppante. Ca donne envie !

  12. Un auteur qu’il faut absolument que je découvre!

  13. Philisine Cave permalink

    C’était ma première œuvre lue de l’auteur. J’en garde un souvenir de moment très doux, une réconciliation avec soi-même. J’ai beaucoup aimé.

  14. Ah oui, Le camp des autres. Noté, forcément.

  15. un sans fautes alors? Auteur toujours pas lu de mon côté (et gros soupir…)

  16. Moi aussi, hein, il faut que je le découvre?!

  17. J’en garde un joli souvenir… c’était mon premier Vinau et depuis je me dis qu’il faudrait que je découvre ses autres textes.

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