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Le vagabond des étoiles de Jack London

6 novembre 2020

Le vagabond des étoiles

Jack London

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Paul Gruyer et Louis Postif

Traduction revue et complétée par François Postif

Libretto

2000

 

 

 

Une fois le livre refermé, je me suis dit que je n’écrirai pas de chronique. Comment poser des mots sur un tel roman ? Mission impossible.  Ou… challenge à relever.

Finalement j’ai choisi la seconde option. Je vais tenter de parler de ce roman incroyable.

Par quoi commencer ?

L’écriture. L’auteur interpelle le lecteur, s’adresse à lui très souvent. On s’imagine autour d’une table, un verre de Martini (oui moi, mon péché mignon c’est le Martini, blanc de préférence) dans une main, des cacahuètes dans l’autre main, et très vite on pose tout pour être sûr de ne pas s’étrangler tellement on est captivé par les paroles de notre interlocuteur, par son ton, par sa façon de nous intégrer à ses mésaventures. C’est fascinant.

L’histoire. Un homme va être condamné à mort. Avant de se balancer au bout d’une corde, il se met à raconter ses années de prison, puis de cachot puis de camisole. La violence, la cruauté de ses geôliers n’a d’égal que sa détermination à placer l’esprit bien au-dessus de son corps. Ils s’attaquent à sa chair. Et bien il sera bien plus fort qu’eux puisqu’il parviendra à s’évader par la seule force de son esprit. Il va revivre ses vies antérieures et passer outre la souffrance de son corps.

Entre réalisme et fantastique, Jack London réussit à nous passionner pour sa vie en prison, et aussi pour ses vies imaginées, vécues, revécues, bref ! Il nous emmène dans un voyage dans le temps et dans l’espace avec une facilité déconcertante. On adhère à tout. On accepte de rencontrer Pilate, et donc d’apercevoir Jésus, on erre sur les routes de Corée avec la femme de sa vie, on l’observe en naufragé solitaire, on se cache avec l’enfant lors d’une attaque d’Indiens… C’est vivant, c’est enlevé, c’est profond, c’est ironique, c’est magique.

Ahmet Altan dans ses textes de prison écrivait : « Vous pouvez me jeter en prison, vous ne m’enfermerez jamais. Car comme tous les écrivains, j’ai un pouvoir magique : je passe sans encombre les murailles. »

Jack London (qui a aussi été emprisonné) le prouve avec ce roman extra-ordinaire.

C’est à la fois un roman qui dénonce l’univers carcéral et un roman d’aventures, un roman philosophique et une ode à la vie. Pour conclure, c’est un roman qui laisse des images inoubliables dans l’esprit du lecteur.

J’avais énormément aimé Martin Eden, j’ai été saisie par l’étrangeté et la qualité de ce texte-là (le dernier de l’auteur), je ne parviens pas à redescendre…

J’ai acheté l’adaptation en BD… je la lirai dans quelques temps… J’en aime déjà les illustrations.

 

La chronique de Marilyne

 

41 commentaires
  1. aifelle permalink

    Finalement tu en parles très bien de ce livre ! Je ne savais pas qu’il existait en BD, je vais essayer de voir ça.

  2. keisha41 permalink

    Un auteur qui enthousiasme ses lecteurs! Pour l’instant, non, pour moi, j’attends, autres bouquins à lire

  3. J’ai lu le premier tome du roman graphique qui m’a donné très envie de lire le roman mais depuis ma lecture de Martin Eden Jac London est pour moi un de mes auteurs favoris 😉

    • J’ai préféré le faire dans l’autre sens. J’ai acheté les deux tomes de la BD, le roman. J’ai prêté les BD à mon fils (qui avait adoré le roman) et j’ai lu le roman…

  4. Au fait je suis d’accord pour un Martini blanc à partager…. Mauboussin apéritive également préférée 😁

    • Et bien il va falloir qu’on se rencontre autour d’un Martini blanc alors ! Allez, l’invitation est lancée… pour après le confinement.

  5. Très beau billet, mais je vais rester, en ce qui concerne Jack London, loin de cette prison. ça me semble vraiment trop dur.

    • Ce qui est dur ce sont les moments dans la prison, mais quand on s’en évade grâce à l’imagination du personnage, c’est beaucoup moins dur. Et surtout quelle écriture !

  6. J’ai lu de beaux retours sur l’adaptation BD mais je me pencherais bien sur le roman avant!

  7. Le titre est magnifique. Et le thème lui répond, à l’enfermement, l’imagination supplée et nous libère. C’est un peu la même chose pour ce confinement.

  8. Comme tu le sais, j’ai adoré ce roman. Et je comprends ta difficulté à écrire la chronique ! Difficile d’en décrire la force, l’atmosphère. L’adaptation BD est très réussie, le second tome vient de paraître :-). Merci pour le lien.

    • Ta chronique m’avait bien incitée à le lire le plus vite possible. Mon fils m’avait déjà poussé à le faire et lorsqu’on s’est retrouvé tous les deux dans une librairie la veille du confinement, bah je n’ai pas pu résister et hop les trois volumes se sont retrouvés dans mon panier ! J’ai prêté la BD à mon fils (quand la reverrai-je ?) et je me suis jetée sur le roman.

      • J’ai pris aussi le second tome de la BD à la veille du confinement 😉 ( j’espère le présenter bientôt )

  9. Ah mince, je pensais que ce titre figurait dans l’anthologie de London présente sur mes étagères, mais non, c’est Le vagabond des rails, que j’ai… Plus terre à terre !! Mais je retiens celui-ci comme un indispensable..

  10. finalement tu donnes énormément envie de le lire, mais il faut que lise « Martin Eden » avant ou alors les BD pour commencer 🙂

  11. Delphine Olympe permalink

    Je n’ai jamais lu Jack London, mais je demeure persuadée que c’est une grave erreur. Et ton texte le confirme. J’y viendrai un jour.

  12. comme tu as bien fait de choisir la deuxième option : celle de parler de ce livre. J’ai tout lu Jacques London à une époque la relecture m’a moins convaincue (même Martin Eden!)mais je pense que je dois relire ce texte que j’ai un peu oublié.

  13. L’aventure derrière les barreaux ? Pour moi qui n’aime pas lire les grands espaces, pourquoi pas.

  14. Quel beau billet et quel bel enthousiasme. Jack London, je ne le connais que de nom hélas, et sans doute par une version enfantine de Croc blanc. Souvent, je me dis que je devrais laisser moins de place à la littérature actuelle dans ma vie, pour me consacrer à des oeuvres qui sont déjà devenues des classiques.

  15. Il me tente beaucoup! Et la version bd encore plus.

  16. Ce sera un bon Sauternes bien frais pour moi…

  17. J’ai Martin Eden dans ma PAL. Tu m’intrigues avec celui-ci aussi. Merci pour ce coup de coeur alors : 😉

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