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Le gardien des choses perdues de Ruth Hogan

19 mars 2018

Le gardien des choses perdues

Ruth Hogan

Traduit de l’anglais par Christine Le Bœuf

Actes Sud

2017

347 pages

 

 

 

Une boîte contenant des cendres humaines, dans un train, a été oubliée là, et ramassée par un collectionneur d’objets perdus.

Je n’en dirai pas davantage. Ce livre, au rythme lent, va et vient entre deux époques, entre deux histoires parallèles  liées entre elles par un médaillon mais aussi par les histoires nées des choses perdues.

Il y a un peu de Yoko Ogawa dans ce roman, avec son univers si particulier, avec ses petits mystères de la vie et de la mort, ses personnages atypiques et tellement attachants, sa narration qui prend le temps de poser les choses, de décrire les situations, de peindre les atmosphères à petites touches sensibles, cette manière douce d’évoquer notre rapport aux objets et aux souvenirs.

J’ai aimé être bercée dans cette ambiance feutrée, avec ses pointes d’humour so british, avec sa « bonne petite tasse de thé » consolatrice, j’ai aimé être effleurée par les fantômes de la grande maison, ouvrir des tiroirs pour y découvrir des objets et des histoires insolites.

La construction du roman est subtile, et incite le lecteur à tourner les pages. Comme quoi, il n’est nul besoin d’abreuver un texte de rebondissements et de péripéties pour susciter de l’intérêt.

Et j’avoue que certaines pages m’ont touchée tout particulièrement, faisant rejaillir en moi des souvenirs douloureux, avec les mêmes mots prononcés, il est « temps de lâcher prise », mots que l’on prononce au creux de l’oreille d’un être aimé (atteint de la maladie d’Alzheimer) pour l’inciter à quitter ce monde, afin de trouver, enfin, la tranquillité.

Un bémol cependant, j’ai un peu moins aimé la fin, trop « feel good » à mon gré, trop attendue mais globalement j’ai été charmée par ce roman sensible.

 

« Pour lui, l’histoire de sa propre vie ressemblait désormais à un manuscrit non broché, mal édité. Certaines pages étaient en désordre, certaines déchirées, certaines récrites ou carrément disparues. La version originale était à jamais perdue. »

 

Et il sort de ma PAL, c’est donc une nouvelle participation au challenge d’Antigone.

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20 commentaires
  1. Un bon moment de lecture et un titre sorti de sa PAL, c’est déjà pas mal 😉

  2. PAL moins un, bravo! sinon, je ne peux tout noter!

  3. Au final, tu as aimé, c’est l’essentiel.

  4. noté! j’hésitais car peur que ce soit trop « feel good » pour moi 🙂

  5. Une fin trop feel good ça me refroidit grandement !

  6. Un coup de coeur d’une de mes collègues, mais je l’ai laissé passer… Ton avis sur la fin me refroidit un peu, même s’il semble poétique et sensible.

  7. Pas très attirée par ce que tu dis de ce roman mais je note qu’il t’a apporté… c’est donc une belle sortie de PAL pour toi ;).

  8. J’avais repéré ce titre, l’idée de collectionner des choses perdues, cela me fait rêver … Il n’était pas encore dans ma PAL, il va y rentrer (et tant pis pour la fin, comme cela je serai prévenue !)

  9. j’ai vu que j’avais fait un billet sur ce roman en juin 2017, et tu avais dit que l’humour anglais te plaisait en général. Moi j’avais trouvé ce roman trop gentillet . Trop sucré british

    • Le côté trop gentillet, je ne l’ai perçu qu’à la fin, ce livre aurait gagné à finir autrement, de manière moins attendu, moins fin heureuse. Je ne me rappelais pas que tu l’avais lu…

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  1. Objectif pal de mars ~ le bilan – Les lectures d'Antigone

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