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Garden of love de Marcus Malte

4 mars 2018

Garden of love

Marcus Malte

Zulma

2007

341 pages en poche

 

 

 

 

De Marcus Malte, j’avais adoré Le garçon et ne voulais pas en rester là avec cet auteur.

Avec ce roman, j’ai vécu une expérience de lecture inhabituelle et envoûtante.

J’ai eu l’impression d’entrer dans un labyrinthe diabolique dont je ne voyais pas l’issue, et ce, d’autant plus que je ne voyais pas non plus les chemins empruntés. A tâtons, j’ai erré pendant une centaine de pages, et j’ai aimé cette errance, j’ai aimé essayer de placer les pièces du puzzle, les déplacer, les retourner, les essayer ailleurs. J’ai aimé être totalement manipulée par l’auteur. J’ai ressenti, assez rapidement, une espèce de fascination pour ce roman qui m’entrouvrait des portes sur lesquelles je me heurtais.

J’ai cherché le narrateur, j’ai émis des hypothèses qui n’étaient pas les bonnes, j’ai avancé dans ma lecture sans saisir où j’allais, j’ai fait de multiples retours en arrière. Quelle aventure prodigieuse !

J’ai joué à démêler les écheveaux des histoires, réelles ou fictives. La construction hallucinante de ce roman est à l’image des personnages, alambiquée, tortueuse et admirable. Je ne peux en dire davantage, et je m’aperçois, que je n’ai même pas évoqué l’histoire mais pour en dire quoi, d’ailleurs ? Des fausses banalités ? Allez deux mots, tout de même, pour les curieux : un flic déchu reçoit un manuscrit  anonyme qui a pour titre : Garden of love.

Une lecture qui se mérite et qui laisse… sans voix.

 

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36 commentaires
  1. C’est marrant, j’avais aussi acheté ce titre après ma lecture du Garçon. Je l’ai prêté, il faudrait que je le récupère et que je me lance ! Merci pour le rappel !

  2. Rien à voir avec « Le garçon », hein ? J’ai découvert l’auteur avec ce titre, et j’avais été bluffée moi aussi par sa construction, imprégnée de son ambiance angoissante et presque surnaturelle..

  3. Quel roman mais quel roman ! Après, c’est vrai qu’il est exigeant et qu’il se mérite mais si on lui offre toute l’attention nécessaire, c’est le régal assuré !

  4. Comme inganmic, ce roman était ma première lecture de Marcus Malte, et il m’avait vraiment épatée… Inutile de le résumer plus, tu as raison !

  5. Il faudrait vraiment que je lise cet auteur!!!

  6. Il est dans ma PAL. Tu m’intrigues.

  7. Je n’ai pas encore lu « Le garçon » car embouteillage monstre dans ma PAL…
    en lisant ta critique je vais encore aggravé les choses mais trop tentant…. 🙂

  8. je suis bien partie pour tout lire de cet auteur !

  9. A_girl_from_earth permalink

    Toujours pas lu Le Garçon mais je reste marquée par Garden of Love lu il y a quelques années et qui m’avait bluffée. TJ’ai l’impression que tu as préféré Garden of Love, non (même si visiblement ce n’est pas comparable) ?

  10. ce que tu en dis est largement suffisant, un roman qui intrigue et qui envoûte grâce à sa construction. Je ne savais que cela pour lire « au dessus du volcan » de Malcom Lowry qui reste un des meilleurs romans que j’ai lu à cause justement de sa construction.

    • J’aime être étonnée par la construction des romans ou par l’écriture… Je note le titre que tu cites.

  11. Une lecture qui laisse sans voix, tu as raison.

  12. je suis resté à côté de ce roman à l’époque de sa sortie. J’avais rien compris….

  13. valmleslivres permalink

    c’est le seul que j’ai lu de l’auteur à ce jour.

  14. Moi aussi je me suis dit après Le Garçon qu’il fallait que je continue à explorer l’univers de Marcus Malte mais pas encore fait… A suivre 🙂

  15. eimelle permalink

    J’ai aimé tout ce que j’ai lu de lui, celui là compris!

  16. J’avais TELLEMENT aimé… il est dans ma liste de préférés à vie je pense.

  17. J’ai découvert Marcus Malte avec ce roman diablement construit et depuis, je continue à le lire dès que je peux

  18. Moi aussi j’ai aimé Le garçon et lu plusieurs Marcus Malte. Pourtant j’ai moins aimé celui-ci. Dans mon billet qui date déjà de 2015, je disais que je trouvais la construction brillante, mais si subtile qu’à force de s’interroger le lecteur perdait le contact avec les personnages et finissait par admirer la virtuosité de l’auteur au dépens des émotions et de l’intérêt du récit.
    Claudialucia Ma librairie

    • Le garçon reste, pour moi, très au-dessus mais j’avoue avoir été très séduite aussi par ce roman et par sa construction qui mériterait cependant une relecture…

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