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La valse de Valeyri de Gudmundur Andri Thorsson

29 juin 2016

valse valeyriTitre : La valse de Valeyri, histoires enchevêtrées

Auteur : Gudmundur Andri Thorsson

Traduit de l’Islandais par Eric Boury

Editeur : Gallimard

Date de parution : 2 mai 2016

182 pages

 

 

 

Superbe ! Une écriture travaillée, poétique, un vrai plaisir de lecture !

Des histoires enchevêtrées, c’est dit, sous le titre, et c’est tellement ça !

Il y a beaucoup de personnages, dont les vies se croisent et s’entrecroisent, et qui ont pour point commun de voir passer devant leurs fenêtres, une femme, Kata, la chef de chœur, à vélo.

Chaque histoire est relatée sous un angle particulier. Un souvenir hante les personnages, un secret bien personnel, une évanescence. Svenni boit le jour du concert, il ne peut chanter en public, il a été abusé enfant, ce souvenir revient en force, il appelle sa sœur. « Quelqu’un l’avait aimée » revient comme un refrain tout au long du chapitre dédiée à Kata. Arni regrette, « il faut que nous fassions des choses ensemble », il s’est répété cette phrase sans cesse jusqu’à ce que sa femme le quitte…

Chaque personnage a un regret, un souvenir en lui. La nostalgie qui se dégage du roman est à l’image de la brume qui « arrive de la mer et longe la langue de terre. »

Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans cet enchevêtrement de personnages, l’une est la sœur de l’autre, une troisième est l’ex-femme d’un quatrième, un cinquième est le fils de la troisième… C’est un vrai labyrinthe de relations. Par exemple, certaines histoires se croisent, s’appellent, se répondent, au hasard d’une recette de cabillaud à l’ail et au vin blanc… Tout cela peut paraître bien mystérieux, bien compliqué mais il faut se laisser guider par toutes ces vies, au gré des phrases qui reviennent comme des leitmotivs et donnent au roman un ton particulier, une grâce infinie, emporté par une musique, enveloppante, lancinante, ensorcelante.

Encore un auteur islandais de talent traduit par Eric Boury, traducteur non moins talentueux.

Quelques extraits :

« Il lui arrivait de se dire : Tout cela n’est pas la vie. Ce n’est que l’existence. Nous lions trop intimement notre bonheur à notre réussite, nous lions trop intimement notre réussite à notre confort  –  et nous lions trop notre confort à notre consommation. »

« Des heures durant, il arpente les rues du village, tout empli d’Emilia et de cette saison de pêche au hareng qu’ils ont vécue ensemble  –  il est dans la lune, absent à lui-même et tout entier en elle. »

« J’ai vu des amours naître au fond des yeux et mourir dans les actes. »

 

C’est Clara qui m’a donné envie de le lire.

 

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24 commentaires
  1. Tu me donnes l’envie de lire ce roman. J’aime beaucoup les histoires qui s’entrelacent et cette femme à vélo qui lie les personnages entre eux est une belle trouvaille.

  2. Il a l’air drôlement bien ce roman !

  3. Eventuellement (le mot poétique me fait peur)

  4. Je suis heureuse !

  5. Stephie permalink

    Mon cerveau de blonde a beaucoup de mal quand il y a trop de personnages 😦

    • Non ???? Il suffit de noter sur un bout de papier… Et puis, à la limite, on s’en fiche des relations entre les personnages, le propos n’est pas là. Il se situe dans la vie de chacun, ce qu’il garde en mémoire de marquant.

  6. luocine permalink

    J’aime beaucoup ce que tu dis de ce roman . On sent bien ton plaisirde lectrice. Allez un de plus dans ma liste.

  7. Je me le garde au chaud pour le tout début de mes vacances, je veux lui accorder toute l’attention qu’il mérite (j’adore tellement le travail du traducteur Eric Boury que je suis certain d’apprécier).

    • Et tu as bien raison, il ne faut pas le lire entre deux portes… mais prendre son temps de le savourer…

  8. et encore une tentation à l’horizon

  9. ce n’est pas le genre de lecture qui me conviendrait là, pour le moment…

  10. Voilà qui est tentant (malgré la hauteur de ma pile…). En plus j’ai beaucoup apprécié Eric Boury qui participait à un événement organisé par ma librairie de quartier autour de la traduction (discussion passionnante). Allez hop ! Je le note.

  11. Tu donnes très envie de découvrir ce roman ! (et j’adore la couverture !)

  12. Alors là…tu sais me tenter! Je suis souvent fascinée par le monde scandinave, et leurs auteurs . J’aime leur côté  » droit dans leurs bottes et cœurs purs » à la fois

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