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La fête de l’insignifiance de Milan Kundera

7 mai 2015

insignifianceTitre : La fête de l’insignifiance

Auteur : Milan Kundera

Editeur : Gallimard

Date de parution : 3 avril 2014

142 pages

 

 

 

 

« Respirez, D’Ardelo, mon ami, respirez cette insignifiance qui nous entoure, elle est la clé de la sagesse, elle est la clé de la bonne humeur… »

 

Il n’y a pas vraiment d’histoire dans ce dernier roman de Kundera. Juste des personnages qui se questionnent sur la place du nombril dans la séduction féminine, qui inventent une langue, qui s’excusent… C’est un texte parfois jubilatoire, parfois drôle, qui ne se veut pas sérieux mais qui amène à réfléchir sur la représentation du monde, sur le rôle des petits riens, des petits désagréments ou agréments dans la vie d’un être humain.

Je ne sais pas si j’ai tout compris, mais je me suis régalée à la lecture de ce livre. J’ai aimé l’histoire des vingt-quatre perdrix racontée par Staline et surtout la suite, aux urinoirs. L’histoire de la femme qui veut se suicider m’a étonnée et ravie à la fois (non ce n’est pas du cynisme, quoi que…).

Kundera a une écriture parfaite, et c’est aussi et surtout pour cette raison qu’on peut trouver du plaisir à lire ce texte. Imaginez un seul instant un écrivaillon du dimanche disserter sur l’insignifiance, ce serait à coup sûr un échec total. Il faut tout l’art de Kundera pour parler de tout et de rien avec talent, des petites histoires qui font la grande Histoire et des rêves de son personnage.

C’est un livre à garder à portée de main pour le feuilleter à nouveau et relire, par exemple, l’excellent passage sur les excusards.  Même s’il n’aime pas l’ensemble, je pense que tout lecteur peut être séduit par un passage de ce livre.

 

L’avis de Jostein.

 

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20 commentaires
  1. keisha41 permalink

    Si c’est Kundera, cela mérite qu’on s’y penche, merci!

  2. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas lu Kundera, mais il est un de ceux qui m’ont construite.

  3. il y a longtemps pour moi aussi alors pourquoi pas celui-ci? la critique est très alléchante…

  4. Je n’ai pas lu de Kundera depuis trèsl ongtemps et tu me donnes furieusement envie ! Je me souviens de cette sensation de limpidité dans l’écriture très agréable (sensation que je retrouve chez Victor Hugo par exemple)

  5. Kundera ! ah un grand oui, je sais qu’il me charme par son écriture , je vais le mettre au programme de cet été merci de ce rappel

  6. J’ai eu une véritable passion pour cet auteur dont j’ai pratiquement tout lu sauf les deux ou trois derniers. Comme toute passion, elle est retombée.

  7. Comme toi, j’ai particulièrement apprécié certains passages mais l’ensemble ne m’a pas convaincue. Cela faisait longtemps que je n’avais lu Kundera, j’avais un souvenir fort de mes précédentes lectures. Du coup, j’ai relu  » La lenteur  » et je l’ai retrouvé.

  8. Un livre au charme indéfinissable…

  9. Les avis sont assez divergents sur ce Kundera. rien pour cela, ça me tente !

  10. sous les galets permalink

    Tu sais que ce qui m’avait retenue quand il est sorti c’est le côté « nouvelles », sans fil rouge. je sais que je risque de passer à côté de ce style de format, et le côté « éclectique » me ferait plutôt fuir pour être honnête, j’ai besoin d’une trame commune je pense (le nombril serait-il suffisant pour me séduire?)

  11. Il y a un fil rouge. Il vaut le détour.

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