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Marcher, éloge des chemins et de la lenteur de David Le Breton

8 mars 2015

marcherTitre : Marcher, éloge des chemins et de la lenteur

Auteur : David Le Breton

Éditeur : Métailié

Date de parution : 2012

158 pages

 

 

 

Ça fait du bien de lire ce genre d’essai. Dans notre société du « toujours plus vite », « toujours plus compétitif », lire ces lignes repose. C’est presqu’aussi bien qu’une promenade en forêt ou au milieu des champs. Ça requinque !

Et puis c’est très bien écrit.

Et puis on croise Nicolas Bouvier, Herman Hesse, Robert-Louis Stevenson et bien d’autres encore (des connus, des moins connus, des pas connus) qui ont écrit avant David Le Breton et qu’il cite abondamment.

Et puis c’est d’actualité, avec ce temps printanier, vous reprendrez bien une petite marche !

Voilà donc un petit livre qui fait du bien.

Et quelques citations pour le plaisir :

« Anachronique dans le monde contemporain, qui privilégie la vitesse, l’utilité, le rendement, l’efficacité, la marche est un acte de résistance privilégiant la lenteur, la disponibilité, la conversation, le silence, la curiosité, l’amitié, l’inutile, autant de valeurs résolument opposées aux sensibilités néolibérales qui conditionnent désormais nos vies. »

« La pensée flottante qui naît de la marche est affranchie des contraintes de raisonnement, elle va et vient, enracinée dans la sensorialité, l’instant qui passe. »

« La marche est inutile comme toutes les activités essentielles. Superflue et gratuite, elle ne mène à rien sinon à soi-même après d’innombrables détours. »

Et quelques anecdotes :

« Il installe « un campement par une nuit sans lune, dit-il, devant un relief que je croyais grandiose mais qui, aux premiers rayons, se révéla une décharge publique » (Tesson, 2008, 139). Dans les mêmes conditions, en Espagne également, Laurie Lee s’abrita dans un château en ruine, et le lendemain matin il découvre qu’il est « juché au bord d’un précipice » (Lee, 1994,70) »

 

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16 commentaires
  1. Et bien justement, aujourd’hui, j’ai bien marché sous le soleil, c’était chouette !

  2. Centrino permalink

    On y trouve aussi Thoreau j’espère…

    Bonne soirée Krole 😉

  3. Je suis dans Monologues de la boue un livre où une femme marche… traverse la France, se rapproche de la nature. C’est très beau !

  4. keisha41 permalink

    Et puis j’ai envie de le relire, et puis tu sais il en a écrit un autre sur la marche!

    • Et puis je pense que c’est le genre de livre dont on peut relire des passages à tout moment ! Oui, je sais qu’il en a écrit un autre… Je lirais bien aussi la plupart des auteurs qu’il cite.

  5. Moi qui ai (ou donne) l’impression d’être en permanence un éloge de la lenteur, ça ne peut que me parler !

  6. je note, c’est un livre qui me fera du bien je pense… dans ce monde qui va à toute allure…

  7. luocine permalink

    donc en voilà un autre dans ma liste , j’avais lu un autre éloge de la lenteur , exactement « le bon usage de la lenteur » de Sansot , je m’y suis mortellement ennuyée!

  8. Tiens, il est cité dans la bibliographie ! Personnellement, je ne me suis pas ennuyée à la lecture de ce livre, j’y ai pioché plein de choses intéressantes, de belles phrases… Mais c’est un livre que j’ai picoré et non lu dans la foulée…

  9. Je suis tomber sur ce livre dans un vide-grenier il doit y avoir 2 ans. Moi qui adore marcher dans la campagne, il serait temps que je le sorte de ma PAL…

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