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Love song de Philippe Djian

13 octobre 2013

Titre : Love song

Auteur : Philippe Djian

Éditions Gallimard, 2013

236 pages

 

 

 

 

 

Il y a quelques auteurs dont j’aime lire toutes les parutions, ils sont très différents les uns des autres, n’ont même aucun rapport entre eux, mais ils me procurent, chacun à leur manière, des sensations formidables. Ça va de Jeanne Benameur à Yoko Ogawa en passant par Laura Kasischke ou Jonathan Coe… Et Philippe Djian en fait partie. Quel éclectisme, n’est-ce pas ?

On sait, parce qu’il le répète dans toutes ses interviews que Philippe Djian n’en a rien à faire de l’histoire, ce qui l’intéresse, c’est l’écriture… Néanmoins, ce sont ses histoires qui nous happent et nous empêchent de fermer le livre avant la fin. Ses histoires parce qu’il les raconte bien !

Ici, rien de bien original, un musicien cinquantenaire retrouve sa femme qui l’avait quitté huit mois plus tôt… Retrouvailles étranges, malsaines. Sexe, mal-être, trahison… Les ingrédients propres à l’univers de Djian sont là. Mais peu importe le propos ou les situations (très) rocambolesques,  c’est la narration qui est excellente.

Cet art de l’ellipse, d’abord ! L’événement important s’arrête net. Et on le retrouve quelques lignes plus loin, raconté de manière faussement désinvolte… j’adore !

Et puis ses phrases, le rythme qu’il impose, son vocabulaire… Il m’enchante…

Je trouve toujours un grand plaisir à le lire et même si ce dernier roman n’est sûrement pas son meilleur, je l’ai dévoré, comme les autres, sans objectivité aucune, parce que j’aime ça, c’est tout ! Mais si, tout de même, j’ai été agacé à trois reprises… (oh un tout petit agacement ! mais quand même…) Il a employé trois fois l’adjectif hideux devant un nom, dont deux en trois lignes, et ça a heurté mes oreilles… Je n’ai pas aimé le son que cela a produit… je chipote ? Bah oui, puisque je ne trouve pas grand-chose à redire à la prose de Djian !

Voilà une phrase que je pourrais reprendre à mon compte :

« L’espoir est le pire poison qu’on puisse imaginer. »

Un livre de plus de la rentrée littéraire 2013.

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16 commentaires
  1. voici un auteur qui m’a déçu à la première lecture et depuis je n’y suis pas retournée , j’ai tort sans doute , en tout cas ce que tu en dis m’intéresse
    luocine

  2. Je n’aime pas Djian, j’en ai lu deux ou trois qui m’ont agacé tant par les histoires que par les personnages qui sont des caricatures et toujours les mêmes (en général des écrivains qui vont mal, alcoolique c’est mieux !) et par l’écriture que je n’apprécie pas non plus : je n’y trouve vraiment rien de folichon. En plus, en forme de cerise sur la gateau, je déteste l’entendre parler, je le trouve antipathique et un rien suffisant… N’en jetez plus…

    • C’est bien ce que je disais plus haut, on aime ou on déteste… Toi, Yv, c’est sûr, tu détestes !

  3. bah, moi, j’aime bien Philippe Djian ! Je n’ai pas tout lu de lui, tant s’en faut, mais Impardonnables, qui doit être le plus récent lu, m’a laissé un bon souvenir.

  4. Guillome permalink

    belle citation! je pourrais aussi la reprendre à mon compte 😉

  5. J’ai eu une mauvaise expérience avec 37°2 et je n’ai jamais renouvelé, je l’avoue.

  6. Alors ce que tu dis de ce roman m’intéresse. Lequel(s) des livres de Philippe Djian conseilles-tu pour commencer ?

    • Je ne saurais te conseiller… je ne sais pas par quoi commencer pour apprécier… Laisse faire le hasard !

  7. L’année dernière, j’ai eu la chance d’assister à un concert lecture avec Dijan et Stephan Eicher. Un régal !

  8. Je suis d’accord avec votre appréciation ! Quel talent de cet écrivain pour tisser autour du lecteur une toile invisible mais attrapante où les sentiments sont portés au paroxysme. Super fort.

    • Ca fait plaisir de rencontrer un amateur de Djian ! Je suis allée sur votre site, bilingue… Intéressant !

  9. Je fais moi aussi partie des inconditionnelles. J’ai tout lu depuis trente ans, sauf les doggy bag, dont le premier m’est tombé des mains. J’aime retrouver son univers même si quelquefois le côté plaintif de certains de ses personnages m’ennuie. C’est effectivement son style que je trouve fascinant, l’histoire n’est qu’un prétexte à l’écriture. Et j’aime aussi l’entendre parler .

    • Moi non plus je n’ai pas lu les doggy bag… pas voulu ! Je te remercie ici pour ton passage sur mon blog et tous les commentaires que tu y as laissé ! C’est très sympa. Je constate que tu as aimé beaucoup de romans que j’ai aimés sauf… Serena !!! A bientôt !

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