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Kinderzimmer de Valentine Goby

25 septembre 2013

KinderzimmerTitre : Kinderzimmer

Auteur : Valentine Goby

Éditions : Actes Sud

Août 2013

218 pages

 

Quel roman !

J’ai eu beaucoup de mal à le lire, j’ai fragmenté ma lecture, forcée de m’arrêter souvent, tellement c’était douloureux.

J’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois, j’ai ressenti de la colère, j’ai été écœurée… Je suis passée par toutes les phases du dégoût : celui des bourreaux, des conditions de vie de ces femmes dans le camp de concentration, de la race humaine. J’avais envie de crier, de hurler et je n’ai que pleurer.

Ce livre est fort, puissant mais il fait mal !

Par moments, j’ai eu l’impression de retrouver le style de Jeanne Benameur, par moments… ces phrases brèves qui disent sans expliquer, qui évoquent sans s’appesantir, et qui sont bien plus marquantes que n’importe quel texte qui cherche à démontrer.

Et puis ces mots qui traduisent l’horreur… qui sont insupportables à lire tant les images qu’ils convoquent sont répugnantes…

Comment oublier un tel livre ? Impossible. Comment oublier ces bébés aux visages de vieillards qui ne dépassent guère l’âge de 3 mois dans cette Kinderzimmer (chambre des enfants) ? Comment oublier les atrocités ?

Oui, j’ai eu du mal à le lire mais oui, c’est un roman réussi parce que :

« …il faut des historiens, pour rendre compte des événements ; des témoins imparfaits, qui déclinent l’expérience singulière ; des romanciers, pour inventer ce qui a disparu à jamais : l’instant présent. »

Valentine Goby est la romancière qui a su donner vie à l’horreur de l’instant présent… grâce à une écriture qui fait le grand écart entre poésie (si, si je vous assure, certains passages sont très poétiques…) et peinture de l’indicible.

Ce roman est le cinquième du fameux challenge 1% de la rentrée littéraire 2013.

challenge 1%

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18 commentaires
  1. J’hésitais à le lire (la couverture ne me plaisait guère et j’avais peur d’un sujet racoleur) mais la lecture de ton article est loin de laisser indifférente ! Tu m’as vraiment intriguée, et j’ai très envie de le lire maintenant. Merci 🙂

  2. J’hésitais également à le lire mais tes chroniques sont toujours très honnêtes et belles, je le note donc 🙂 merci

  3. argali2 permalink

    Un roman qui fait l’unanimité. C’est touchant mais sans pathos, c’est subtile, et très bien écrit..

  4. Un livre magnifique et terrible mais si juste!!

  5. Le sujet a l’air trop sensible, je pense que je ne m’y risquerais pas ! Tu penses arriver au 1% du challenge ?

  6. On a la chair de poule en le lisant non? Pour « Celui qui touche à mon corps je le tue » je m’étais concentrée sur l’écriture afin de prendre un peu de distance et supporter la cruauté de l’histoire.

  7. Ce livre semble très dur, mais s’il fait réagir physiquement son lecteur, il doit être très fort aussi. Je note même si j’ai un peu peur de le lire.

  8. Une de mes prochaines lectures, je m’attends à un uppercut…

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  1. « Kinderzimmer , Valentine GOBY | «Sur mes brizées

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