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Citation du dimanche

7 juillet 2013

L’art de trouver chez les autres ce que l’on ressent soi-même mais qu’on exprimerait plus mal :

« Comme une épine enfoncée dans le fond de ma chair. Parfois, je t’oublie. Et puis, il suffit d’un geste, d’un mauvais mouvement, et la douleur revient, tellement vive.

Parfois aussi, la douleur n’est pas là et c’est moi qui la recherche. Je la trouve, je te réveille.

La douleur familière.

On se console aussi avec des larmes. »

Les déferlantes, Claudie Gallay, livre lu en octobre 2010

 

 

Voici ce que je disais de ce roman sur mon ancien blog :

Comme ce roman porte bien son nom ! Ce roman nous envahit, nous submerge, nous emporte, nous roule dans ses vagues, nous imprègne de ses embruns avec une force inouïe.

On l’ouvre à la première page, et on le quitte à regret à la dernière en souhaitant fortement ne pas oublier son atmosphère, ses personnages, sa ville de La Hague, ses oiseaux, son paysage changeant, son phare, ses rochers, ses sentiers.

Dans cette histoire, il y a un secret, dévoilé très lentement au fil des pages et même si on devine ce qu’il en est avant les personnages, on savoure leur cheminement vers cette vérité, on prend le temps de la comprendre. C’est magnifique !

Il y a deux mois, j’avais lu L’office des vivants de Claudie Gallay, un roman paru en 2001, qui m’avait laissée songeuse. Un univers noir, très sombre, qui m’avait procuré un certain malaise. Mais déjà l’auteur(e) m’avait épatée par sa qualité à créer une atmosphère (aussi pesante soit-elle), par son écriture tellement juste, faite de courtes phrases bien ciselées.

Avec Les déferlantes, elle m’a définitivement conquise. C’est un roman à lire absolument, mais sans trop le morceler, presque d’une traite, sans respirer, ou seulement l’air marin…

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5 commentaires
  1. Bonjour,
    J’avais moi aussi quitté ces « Déferlantes » à regret, et l’avais effectivement en goûtant fort cet air marin ( alors que je partais avec beaucoup d’à-priori tellement ce livre avait été encensé). C’est un texte puissant et doux … Par contre, j’ai tenté depuis plusieurs titres de cette auteure, dont « Seule Venise » qui est le seul d’ailleurs que j’ai réussi à terminer ! Je n’ai plus retrouvé le plaisir de cette première lecture, à savoir pourquoi ????

    • J’ai lu aussi Seule Venise qui ne m’a pas convaincue non plus… Tout comme toi, je n’ai pas retrouvé le plaisir éprouvé lors de la lecture des Déferlantes…

  2. Centrino permalink

    Claudie a en effet un don pour évoquer les nuances des sentiments. ´Seule Venise´ m´avait charmé.

    Bon courage si j´ai bien perçu entre les lignes le message de la citation que tu as mise à l´honneur…

  3. j’avais adoré! Moi aussi, j’ai adoré Seule Venise. Deux excellents romans.

    • Et moi bizarrement, j’ai aimé Seule Venise, sans plus. Mais je n’ai pas pu en faire une critique… pas grand-chose à en dire.

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