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Citation du mardi…

14 mai 2013

« – Il y avait un érudit à Jalalabad. Un savant phénoménal. Il avait réponse à tout. Aucune référence livresque ne lui échappait. Il connaissait par cœur les hadiths certfiés, les grands événements qui ont marqué l’histoire de l’Islam de l’Orient au fin fond de l’Occident. Cet homme était hallucinant. S’il avait survécu jusqu’à notre époque, je crois qu’il aurait fini au bout d’une corde ou bien décapité tant son savoir dépassait l’entendement. Et un jour, alors qu’il dispensait un cours, quelqu’un est venu lui chuchoter dans l’oreille. L’illustre érudit est devenu gris d’un coup. Le chapelet lui a glissé des doigts. Sans un mot, il s’est levé et a quitté la salle. On ne l’a plus revu.

– Qu’est-ce qu’on a bien pu lui glisser dans l’oreille ?

– L’histoire n’en souffle mot.

– Et la morale de l’histoire ?

– On peut tout savoir sur la vie et sur les hommes, mais que sait-on vraiment sur soi ? […] L’érudit savait beaucoup de choses, mais ignorait l’essentiel. Vivre, c’est d’abord se tenir prêt à recevoir le ciel sur la tête. »

 

Yasmina Khadra, Les hirondelles de Kaboul

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One Comment
  1. J’avais lu ce livre que j’avais beaucoup apprécié.

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