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Les noces clandestines de Claire-Lise Marguier

1 mai 2013

noces clandestinesAuteur : Claire-Lise Marguier

Titre : Les noces clandestines

Editeur : Rouergue

Année : 2013

J’ai découvert ce livre sur le site Livrogne. Céleste en a tellement bien parlé que je n’ai pu résister au plaisir de me l’offrir.
Le nom de l’auteur(e) me disait vaguement quelque chose et pourtant, on disait que c’était son premier roman. Qu’en était-il donc ? C’est lorsque j’ai vu qu’elle était l’auteur(e) de l’excellent roman pour adolescents Le faire ou mourir, que je me suis dit que j’avais sûrement une pépite dans les mains.
Pépite, oui, mais troublante. Elle n’est pas de celles qui scintillent mais plutôt de celles qui diffusent une lumière chaude, lourde, incandescente.
Voici la quatrième de couverture (qui est en fait le premier chapitre) :

« La séquestration n’avait pas été préméditée. Tout au moins au début. Pour dire vrai, tout ce qui m’y a conduit est un enchaînement de hasards ; quand vous auriez cru à ma volonté de nuire ou à une part de perversité, vous vous seriez fourvoyés.Je n’ai aucune l’intention de vous détromper. Mais je peux vous raconter. »

Claire-Lise Marguier a eu le talent d’éviter de sombrer dans le sordide, le glauque, en narrant cette histoire étonnante d’un professeur d’histoire de quarante ans qui décide de séquestrer un jeune sans-abri. Au contraire, elle a écrit un roman lumineux, poétique, parfaitement maîtrisé dans l’écriture, d’une sensualité folle. C’est un roman fascinant. Il fallait oser écrire de telles lignes, inventer une telle histoire sans déraper une seule seconde. Elle l’a fait avec brio !
Des lignes qui m’ont fait sourire :

« Puis, soyons honnêtes, les gosses c’est surtout sale et bruyant. Et pour l’échange, on repassera ; ils sont la quintessence de l’égoïsme, personne n’oserait prétendre le contraire. Ce trait les a préservés de mes desseins. »

Et puis tant de belles choses dont je ne vous livre qu’un pâle aperçu :

« Les rayons déchus du soleil d’hiver venaient expirer au pied de la maison, basculaient à travers le soupirail pour ressusciter à la faveur du corps captif. »

 

« J’autorisai les araignées à tendre des guirlandes d’argent un peu partout autour de moi, souhaitant en silence qu’elles étendent leurs toiles et m’y emprisonnent. J’aurais dormi dans l’un de leurs berceaux de soie si longtemps que le monde aurait fini par m’oublier. »

 

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3 commentaires
  1. un livre superbement écrit. Mais je suis resté un peu distant face à cette histoire que je n’ai pas trouvé très crédible.

    • Ah bah zut alors… Je ne me suis même pas posée la question de la crédibilité, j’ai plongé dedans avec délectation !

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  1. Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier | Le blog de Krol

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