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Paris la nuit de Jérémie Guez

25 avril 2013

Auteur : Jérémie Guez

Titre : Paris la nuit

Editeur : La Tengo

Date de parution : février 2011

Un roman coup de poing. Extraordinaire ! Avalé en quelques heures pendant une nuit sans sommeil.

Evidemment ce n’est pas le livre qui remonte le moral, après lequel on se dit que la vie est belle et vaut la peine d’être vécue. Non, pas du tout. C’est un roman noir, sombre, pessimiste. Mais c’est aussi, je présume, un récit assez proche de la réalité de la vie quotidienne d’un petit dealer parisien.

Polar, roman noir ? Que sais-je ? Avant tout un excellent roman, écrit de main de maître. Et lorsqu’on apprend que Jérémie Guez a publié ce premier roman à l’âge de 23 ans, là, on ne peut être qu’émerveillé ! Alors, il est vrai que je lis très peu (pas du tout) de romans noirs et il est possible que le thème abordé soit banal… mais peu importe, ce roman m’a réconciliée avec le genre.

Je n’ai nulle envie de vous raconter l’histoire, d’autres l’ont fait de manière très (trop) détaillée. Juste vous dire qu’il faut absolument lire cette descente aux enfers. Le       personnage principal, Abe (pour Abraham) n’est pas excusable, et l’auteur ne laisse jamais le lecteur ressentir la moindre empathie pour cette petite frappe qui, un jour,       décide de passer à l’étape supérieure, qui met alors le doigt (et même le bras) dans un engrenage sans fin. Ses peurs, ses désirs, ses défonces sont parfaitement décrits. Sa vie, ses états d’âme, sa chute… On s’enfonce avec lui, et on se dit : « Merde ! ce que la vie peut être noire et sans issue pour certaines personnes ! » Oui, oui, je sais, d’aucuns diront qu’il pouvait s’en sortir, qu’il pouvait prendre un autre chemin, qu’il n’a que ce qu’il mérite… Mais le propos du roman ne réside pas là. L’écriture est remarquable et dépeint parfaitement la déchéance d’un jeune homme qui se consume de l’intérieur.

« Je me suis forgé ma propre succube, elle vient chaque nuit me dévorer l’âme et je reste là, à la regarder faire. »

« – Abraham, tu ne le sais pas encore, mais si tu sors d’ici indemne, tu banderas tellement que tu recommenceras. »

Peut-être, finalement, que j’aime les polars sans policiers… sans rebondissements multiples… sans suspense à outrance… j’aime les polars qui décrivent la vie… tout simplement… Mais peut-être n’est-ce pas un polar… seulement un excellent roman !

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