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Les derniers jours de Smokey Nelson de Catherine Mavrikakis

1 avril 2013

Titre : Les derniers jours de Smokey Nelson

Auteur : Catherine Mavrikakis

Éditeur : Sabine Wespieser

Date de parution : septembre 2012

Si j’ai acheté ce roman, c’est grâce à Anis qui en a parlé ici sur son blog. Et je l’en remercie.

Début de la quatrième de couverture : Dans ce grand livre choral, quatre voix alternent pour évoquer celui dont l’exécution est prévue le 15 août 2008 au pénitencier de Charlestown.

Nul besoin d’en savoir davantage ! D’autant plus que nous lisons surtout trois voix, la quatrième (celui du condamné à mort) n’intervenant qu’à la toute fin du livre…

Ce roman est remarquable par sa construction et ses narrations.

J’ai beaucoup aimé cette différence très marquée entre les trois voix. Un personnage s’adresse sans cesse à sa chienne pour parler de lui, un subtil narrateur (mais extérieur) entre dans l’intimité d’un deuxième personnage et la troisième voix, la plus insolite, celle de Dieu s’adressant au père d’une des victimes. C’est très fort et très percutant.
Il est des gens qui pensent que Dieu leur parle sans arrêt et dicte leur conduite, approuve leurs opinions et leurs actes ou au contraire les condamne et punit. On découvre ainsi un personnage profondément raciste…

« Noé ne punit pas directement son fils impie. Sa punition en est plus grande, plus étincelante. Il attaque Cham dans sa chair. Canaan, fils de Cham, est damné. C’est toute la descendance de son fils que Noé condamne durant des siècles et des siècles par cette prophétie qu’il prononce dans la colère, la rage. Tu sais, comme moi et les tiens, Ray, que les hommes à la peau foncée ou noire sont les descendants de Canaan et de Cham. »

D’aucuns pourraient trouver ces paroles blasphématoires. Personnellement, je trouve qu’elles montrent combien la parole divine peut être sujette à diverses interprétations dans l’esprit des croyants.

Et puis, pour finir, je remercie l’auteur de ne pas avoir fait parler le condamné à mort, c’est un narrateur extérieur et qui n’excuse en aucun cas le personnage, et surtout celui-ci reste égal à lui-même, à l’image qu’il a donnée de lui, il ne se repent pas de son crime atroce, et le lecteur n’éprouve aucune empathie pour lui. Son crime n’est pas expliqué et surtout, chose étonnante, rien ne pouvait présager d’un tel acte… Cela voudrait-il dire que n’importe qui pourrait faire n’importe quoi ?

Dans ce roman, il est intéressant de voir la progression des sentiments chez les témoins directs ou indirects du crime. Ce qui est analysé ici, c’est de quelle façon le quotidien de ces personnages a été bouleversé par cet horrible événement. C’est très finement vu et quelque peu dérangeant.

Un livre à lire !

Décidément j’aime beaucoup cette maison d’édition…

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One Comment
  1. J’ai beaucoup aimé ce livre 🙂

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