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La chute du British Museum de David Lodge

9 mars 2013

Titre : La chute du British Museum

Auteur : David Lodge

Traducteur : Laurent Dufour

Éditeur : Rivages

Date de parution : 1991 (France) 1965 (Grande-Bretagne)

 

Lorsque je ne sais pas quoi lire et que je ne veux pas être déçue, je me dirige vers quelques auteurs qui sont, pour moi, des valeurs sûres. David Lodge en fait partie.

Dans ce roman écrit au siècle dernier (une année où je n’étais qu’un bébé emmitouflé dans ses langes), on suit une journée d’un jeune homme, Adam Appleby, étudiant préparant une thèse, marié, et surtout père de trois enfants vivant dans la crainte que sa femme soit enceinte d’un quatrième. Il faut dire qu’il est aussi catholique et respectueux des règles édictées par l’Eglise qui interdit tout type de contraception.

Il lui arrive toute une série d’aventures, toutes plus loufoques les unes que les autres, avec en arrière-plan la crainte obsessionnelle d’une nouvelle grossesse de sa femme.

L’auteur nous prévient dans la préface que nombres de passages sont des parodies de textes littéraires célèbres. Alors, bien sûr, il nous est difficile des les déchiffrer puisque c’est une traduction, mais il est très intéressant de découvrir dans cette préface quelles sont ces allusions littéraires. Malgré tout, j’avais bien sûr reconnu l’allusion à un héros de Kafka…

Mais, même si nous ne pouvons décoder ces passages, le roman peut être lu avec plaisir, et il n’en reste pas moins hilarant et intelligemment dingue.

Les premières lignes, elles donnent le ton du livre :

« Pour son malheur, dès qu’Adam Appleby s’éveillait, sa conscience était immédiatement submergée par toutes les choses auxquelles il voulait le moins songer. Les autres hommes, croyait-il, accueillaient chaque nouvelle aube, l’esprit et le cœur réconfortés, pleins d’optimisme et de détermination ; ou bien ils passaient, indolents, la première heure de la journée dans un état d’engourdissement bienheureux, incapables d’avoir la moindre pensée, agréable ou désagréable. Mais, tapies telles des harpies autour de son lit, des pensées déplaisantes guettaient l’heure où Adam entrouvrait les paupières. A ce moment-là il était contraint, tel un homme qui se noie, de passer en revue toute sa vie en un instant entre les regrets du passé et les craintes de l’avenir. »
 

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