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Le mur invisible de Marlen Haushofer

9 février 2013

mur invisible

 

 

C’est un livre qui a été écrit dans les années soixante. Comme le titre l’indique, une femme se retrouve seule dans un chalet de montagne, séparée du reste du monde par un mur invisible. Visiblement de l’autre côté du mur, il n’y a plus trace de vie (une catastrophe planétaire ? nous n’en saurons rien et là n’est pas le propos), elle doit donc essayer de survivre en compagnie d’animaux : une vache, un chien, une chatte dont elle prend le plus grand soin.

 

 

 

 

Il est étonnant, étrange, envoûtant, ce roman ! Je ne peux pas dire que j’ai été emballée mais je l’ai lu assez rapidement, avec avidité. Il ne se passe pas grand-chose, la narratrice nous raconte dans les moindres détails sa vie solitaire. Ce sont les menus faits du quotidien, d’un quotidien quelque peu spécial, pour assurer sa survie et celle de ses compagnons animaux, certes, mais d’un quotidien quand même. Un retour à la nature et à ses contraintes.

Véritable ode au labeur, ce roman nous livre aussi, parmi de longues descriptions sur sa vie avec ses animaux domestiques, quelques réflexions intéressantes sur le sens de la vie, mais trop rares à mon goût.

Vivre c’est aimer :

 

« …aussi longtemps qu’il y aura dans la forêt un seul être à aimer, je l’aimerai et si un jour il n’y en a plus, alors je cesserai de vivre. »

 

Travailler, s’occuper, se fatiguer à la tache est un moyen pour ne pas penser à sa malheureuse condition. Il n’y a plus de notion de temps, bien sûr. Nos vies d’hommes pressés nous paraissent bien dérisoires face à une telle expérience.

Toutes les critiques que j’ai lues sur les blogs sont très positives. Je n’ai pas ressenti le même engouement à la lecture de ce texte. J’ai trouvé certains passages trop longs, voire agaçants et j’aurais aimé davantage de réflexions, de développements philosophiques. Mais j’admets que c’est un texte dont on ne se sépare pas comme ça. Il nous hante longtemps après avoir fermé le livre. En ce sens, c’est une vraie réussite !

Et j’ai beaucoup aimé cette fin ouverte…

Voilà le genre de réflexion qui m’a séduite :

 

« Dans le silence bruissant de la prairie, sous le ciel immense, il m’était presque impossible de rester un moi unique et séparé, une aveugle petite vie entêtée qui refusait de se fondre dans la grande communauté. Autrefois j’avais tiré toute ma fierté d’être une telle vie, mais sur l’alpage cette vie m’apparaissait misérable et ridicule, un néant bouffi d’orgueil. » p 215

 

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