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Blast 3 de Manu Larcenet

29 décembre 2012

Et bien voilà, je n’ai pas pu, pas su résister : j’ai acheté le troisième tome ! J’ai attendu quelques semaines avant de me plonger dedans parce qu’on ne lit pas Blast à la légère, pas entre deux portes, pas dans n’importe quelle condition.

Je regrette juste une chose : ne pas avoir encore acheté les deux premiers tomes… parce que ma petite mémoire me joue des tours et j’aurais bien aimé les relire avant d’aborder celui-ci…

Cependant, on retrouve vite l’ambiance des deux autres, on se retrouve en pays connu, c’est-à-dire sombre, sans espoir, impitoyable.

Beaucoup de violence dans ce volume, je ne saurais dire s’il y en a plus que dans les autres (ma mémoire défaille…), mais là encore, ce qui arrive à Polza nous rend le personnage sympathique, ou plutôt, on éprouve une terrible empathie à son égard parce qu’on a pitié de lui, même si l’on comprend bien qu’il manipule ses interlocuteurs.

Le mystère entourant la cause de l’arrestation de Polza reste entier. Cependant, à la dernière page, on apprend une information nouvelle… qui nous permet d’émettre des hypothèses…

Larcenet est très fort, il nous laisse mijoter sans nous ennuyer. On se passionne pour la vie de son personnage atypique, on le suit sans effort, comme on se laisse glisser vers le fond… ça fait à la fois du mal et du bien…

Et puis il y a des moments lumineux, des moments colorés, des dessins de malades mentaux puissants, des dessins d’animaux superbes !!! J’ai, une fois encore, été sous le charme !

Une vision des patients internés, comme lui, à l’hôpital psychiatrique :

« D’abord, ceux que j’appelais « les morts qui marchent »… des fantômes invalides, immobiles, livides, hagards, hébétés… ils me fascinaient. Coincés dans leur chaos ils n’étaient plus là… des évadés permanents. Pour eux, pas d’espoir : ils étaient d’évidence ici pour mourir gentiment, sans effrayer les braves gens. Qu’on préférât leur prodiguer des soins inutiles plutôt que de leur mettre une balle dans la nuque me semblait d’ailleurs de la dernière des cruautés, tant leur cause était entendue. »

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From → Bande dessinée

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