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Mensonges d’été de Bernhard Schlink

22 septembre 2012

Gallimard, 2012

 

Sept nouvelles dont le thème est le mensonge.

 

Mensonges en tous genres : du jeune homme amoureux d’une femme riche qui ne veut pas lui avouer qu’il est pauvre, au vieil homme malade qui a décidé d’en finir avec la vie sans le dire à sa femme et à ses enfants, à l’homme qui n’a pas trompé sa femme mais qui ment sur une nuit passée avec une autre (sans coucher avec !), autant de mensonges, petits ou grands, par omission, de manière inconsciente, ou sciemment…

L’auteur décortique l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus complexe : son rapport aux autres.

Je fais partie des rares personnes à n’avoir pas apprécié totalement Le liseur. J’en avais aimé l’histoire mais pas l’écriture. J’avais trouvé le style froid et distant. Il m’avait rebuté.

Si j’ai lu ces nouvelles, c’est parce que Céleste en a parlé avec ferveur. Comme je lui fais une confiance aveugle, j’ai acheté le livre.

Je ne le regrette pas. Les textes sont d’égal intérêt, ils sont très différents, ils vont tous plonger aux tréfonds de l’esprit humain.

J’ai retrouvé la « patte Schlink » dans certains, c’est-à-dire un style académique (mais sans le talent des grands auteurs classiques) avec quelques maladresses dans l’expression.

En revanche, j’ai été profondément touchée par certaines nouvelles, dans lesquelles l’auteur a mis des sentiments, de la profondeur, a laissé sa plume voguer au gré des dilemmes de ses personnages pour faire surgir une émotion.

Trois nouvelles ont davantage retenu mon attention. La première, « Arrière-saison », pour son atmosphère. La cinquième, « Le dernier été », pour le thème abordé (un vieil homme veut mettre fin à ses jours quand la souffrance sera trop grande), pour la chute (magnifique !), pour les réflexions qu’elle suscite chez le lecteur.

Et, incontestablement ma préférée, la dernière, « Le voyage vers le sud », une nouvelle très bien construite, qui montre à quel point l’être humain peut se mentir à soi-même en déformant ses souvenirs…

 

Un beau recueil !

 

« J’ai écrit un jour là-dessus : sur le fait que les grandes décisions qu’on prend dans la vie ne sont pas justes ou mauvaises, et qu’on vit seulement des vies différentes. Non, je ne pense pas que tu aies raté ta vie. »

 

« Maintenant, j’aurais beaucoup de temps pour lire. Mais une fois que j’aurais lu quelque chose, que voudrais-tu que j’en fasse ? »

 

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