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Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir

8 mai 2012

Zulma,  2010

« Ceux qui arrivent à entrer un court instant dans la vie des autres peuvent avoir plus d’importance que ceux qui y sont installés depuis des années. »

Voilà un livre que j’ai vu sur tous les blogs. Il a été lu par la plupart d’entre vous. J’attendais sa sortie en poche pour me joindre à tous les lecteurs de ce roman initiatique particulier (oui, je sais, il est sorti en poche au début du mois de février mais… il m’a fallu le temps de me décider à lire ce livre adulé de tous. Méfiance, méfiance !!!).

C’est l’impression de sérénité qui se dégage principalement de ce roman qui décrit l’éveil à la vie d’un jeune homme devenu père avant d’être amant. Eveil à la paternité, à l’amour, à la cuisine…

Rosa candida est le nom d’une rose (le jeune homme a une vraie passion pour l’horticulture et ces fleurs en particulier), l’adjectif convient parfaitement au personnage principal. N’est-il pas candide Arnljotur, qui abandonne tout pour cultiver le jardin d’un monastère ?

La narration à la première personne nous plonge dans l’univers intime du personnage, dans ses réflexions parfois naïves, parfois drôles, parfois étonnées devant les réactions des autres, toujours charmantes.

Extraordinaire ce passage où il raconte sa brève nuit avec la mère de sa fille à une passagère (avec qui il parcourt 600 kms), il lui dit une phrase parce qu’il ne manipule pas bien la langue, et à nous lecteurs, il livre bien plus. On observe alors ce décalage entre ce qu’on dit quand on ne maîtrise pas une langue et la réalité. Décalé, voilà l’adjectif qui convient à Arnljotur !

De l’humour aussi dans ce livre, de l’humour à l’image du personnage, fin, à petites doses homéopathiques, « L’incarnation de ma négligence en matière de contraception me regardait en face. »

Les personnages que rencontrent Arnljotur (j’adore essayer de prononcer ce prénom !) sont autant de bijoux placés sur la route de notre « héros »… ils permettent des descriptions de scènes cocasses. Chacun d’entre eux est atypique et donne au texte ce ton si particulier, ce ton si original.

Je n’ai pas adhéré tout de suite à cette histoire, je la trouvais pas mal, sans plus, un peu ennuyeuse parfois et surtout je ne trouvais pas cette écriture poétique que tant de blogueuses mentionnaient. Et puis, un déclic, des passages succulents, et j’ai compris que la poésie ne se trouvait pas dans l’écriture mais dans la façon d’aborder le sujet, dans la façon innocente du personnage de percevoir le monde… et j’ai fini la lecture avec un sourire niais aux lèvres.

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