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Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

30 avril 2012

Tout a déjà été dit sur ce livre. Je ne peux rien ajouter d’original…

 

Par contre, j’ai envie de citer des passages ! Sylvain Tesson a une plume ! C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce journal de bord. Raconté par quelqu’un d’autre, je pense qu’il aurait pu être d’un ennui mortel. Mais là, je me suis délectée de ses réflexions, de ses descriptions, de ses éblouissements, de ses doutes, de ses pointes d’humour…

 

Donc, des extraits :

 

« Je fais route vers le lieu de mes rêves. L’atmosphère est lugubre. Le froid a lâché ses cheveux dans le vent. Les filandres de neige fuient devant les roues. La tempête s’immisce dans l’interstice laissé entre le ciel et la glace. Je regarde la rive, essaie de ne pas penser que je vais vivre six mois dans ces forêts de requiem. »

 

« Étrange ce besoin de transcendance. Pourquoi la foi en un Dieu extérieur à sa création ? Les craquements de la glace, la tendresse des mésanges et la puissance des montagnes m’exaltent davantage que l’idée de l’ordonnateur de ces manifestations. Elles me sont suffisantes. Si j’étais Dieu, je me serais atomisé en des milliards de facettes pour me tenir dans le cristal de la glace, l’aiguille du cèdre, la sueur des femmes, l’écaille de l’omble et les yeux du lynx. Plus exaltant que de flotter dans les espaces infinis en regardant de loin la planète bleue s’autodétruire. »

 

« L’homme est un enfant capricieux qui croit que la Terre est sa chambre, les bêtes ses jouets, les arbres ses hochets. »

 

« Lire compulsivement affranchit du souci de cheminer dans la forêt de la méditation à la recherche des clairières. Volume après volume, on se contente de reconnaître la formulation de pensées dont on mûrissait l’intuition. La lecture se réduit à la découverte  de l’expression d’idées qui flottaient en soi ou bien se cantonne à la confection d’un tricot de correspondances entre les œuvres de centaines d’auteurs. »

 

Ah si, j’ai envie de rajouter qu’aujourd’hui j’ai bien envie de connaître cette solitude-là, loin des hommes, de la civilisation, du bruit des villes, de ce monde dit civilisé et qui ne sait que générer de la misère. Mais pas dans le froid glacial de Sibérie !!! Et pourtant, j’ai bien conscience que ce froid, cette neige, cette glace ont eu un rôle primordial. Pourrait-on ressentir pareils sentiments dans le désert ?

 

 

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