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Désaccords imparfaits de Jonathan Coe

11 mars 2012

Gallimard, 2012

 

Je venais à peine de terminer La pluie, avant qu’elle tombe, quand, de passage chez mon libraire favori (pour chercher un roman que j’avais commandé, je suis d’ailleurs ressortie avec 5 ouvrages ! cherchez l’erreur !), je me suis aperçue que venait de sortir le dernier livre de Jonathan Coe… En fait, je ne m’en suis pas aperçue toute seule, mon libraire m’y a aidée ! Grrrr !!!

C’est un recueil de 3 nouvelles et d’un article paru dans Les cahiers du cinéma dans lequel l’auteur exprime son admiration pour Billy Wilder. Bon, je ne raffole pas des nouvelles, mais de l’auteur, j’en raffole, alors, pas d’hésitation, le livre saute dans mes mains !

 

Première nouvelle : quelle surprise ! Je me retrouve en terrain connu, puisque je retrouve des personnages et des lieux de La pluie, avant qu’elle tombe. Cette nouvelle, racontée par le frère de Gill, évoque la photo numéro 15… Je sais bien que cela ne parlera qu’à ceux qui ont lu La pluie…, mais ce n’est pas grave, je n’en dirai pas davantage. Si ce n’est que j’ai été déçue ! Bah oui, Jonathan Coe soigne toujours ses fins de romans, mais là, la fin est attendue, pas de surprise. Après réflexion, je pense que ma déception tient au fait que j’ai adoré La pluie et que ce texte n’en est qu’un pâle reflet.

Deuxième nouvelle : elle a donné son nom au titre original du recueil. Jubilatoire. Là encore, on devine la fin, c’est une histoire assez convenue, mais ce n’est pas grave. La qualité du texte, la manière de raconter « la musique de tous les possibles » ont fait qu’un sourire niais n’a pas quitté mes lèvres durant la lecture de cette très brève nouvelle. C’est sans nul doute possible mon texte préféré.

Troisième nouvelle : elle laisse une étrange impression. Elle est intéressante, troublante, une expérience de traduction simultanée pas banale… Pas mal !

 

Et puis le texte qui relate la passion de Jonathan Coe pour un film La vie privée de Sherlock Holmes, de Billy Wilder. On assiste à toutes ses tentatives pour retrouver des scènes coupées. J’avoue que ça ne m’a pas passionnée.

Bilan plus que mitigé. Dans son introduction, l’auteur nous dit : « J’avais pensé l’intituler Toute la prose courte, mais c’eût été pousser la plaisanterie un peu loin. Car il ne m’est pas facile de faire court, justement. Ce qui m’attire, dans la fiction, c’est plutôt la complexité, le panorama, et chez moi, il est plus fréquent que des idées nées sous forme de nouvelles, comme La maison sans sommeil, prennent l’épaisseur d’un roman. »

Et bien oui, il a raison, il excelle dans l’art du roman, dans la complexité, qu’il continue dans ce domaine où je le suivrai toujours. A bientôt Monsieur Coe pour un vrai gros roman bien dense !

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