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Rides de Paco Roca

25 février 2012

Traducteur : Carole Ratcliff

Delcourt 2007

 

 

Une BD. Et quelle BD ! J’en avais lu le plus grand bien sur beaucoup de blogs et j’étais très curieuse de la découvrir.

Le sujet m’intéressait au plus haut point : la maladie d’Alzheimer et la vie des personnes atteintes de cette maladie dans une maison de retraite. Un sujet qui me touche de près, de très près, donc très sensible.

J’ai été touchée. J’ai pleuré, j’ai souri, j’ai été émue, j’ai reconnu les lieux, les gens.

Les dessins, à commencer par celui de la couverture, m’ont totalement séduite, moi, qui ne suis nullement lectrice de bande dessinée.

Ils complètent à merveille les mots, et même les remplacent, certaines pages sont muettes mais les dessins suggèrent tellement…

La vie des résidents est réglée par les repas, la succession des images montre l’ennui, la monotonie qui règnent dans un tel endroit, et l’auteur achève son tableau par une petite phrase percutante dont l’ironie ne peut nous laisser indifférents, « vous avez passé une bonne journée ? »

Toutes les situations sonnent justes. Il y a à la fois de la cruauté :

« Super, papa, tu t’es déjà fait des amis »

de l’authenticité, de l’humour, de la tragédie.

On entre immédiatement au coeur du sujet, puisque l’histoire commence sur les images d’un banquier en train de refuser un prêt à deux jeunes gens. Mais voilà, on s’aperçoit très vite, que les deux jeunes sont ses enfants qui attendent avec impatience qu’il finisse sa soupe. Puissant.

La force de cette bande dessinée réside dans l’alternance entre les images du passé des personnages atteints de cette maladie et le présent dans la maison de retraite. Au moment où on s’y attend le moins, nous voilà dans la tête d’un malade.

Et les plus terribles sont les dernières vignettes sur lesquelles le visage de l’ami d’Ernest s’estompe… C’est la fin, inexorable.

Heureusement la dernière page nous ramène à davantage de poésie, comme pour finir sur une note plus tendre, mais non moins cruelle.

Cette maladie ne détruit pas que les souvenirs de la personne malade… nul besoin d’en dire davantage.

Cette bande dessinée est une vraie, grande et belle réussite ! A lire absolument, y compris par des non-lecteurs de BD comme moi.

Ameni, Canel, Keisha en parlent aussi.

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From → Bande dessinée

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  1. La maison, une BD de Paco Roca | Le blog de Krol

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