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1Q84 tome 2 de Haruki Murakami

15 janvier 2012

Ce deuxième tome est plus intéressant, il se passe plus de choses. Et il me semble que les caractères des personnages sont davantage fouillés. Mais je n’ai toujours pas été séduite par l’écriture. Mais qui de la traductrice ou de l’auteur peut-on incriminer de certaines lourdeurs ? Tengo n’a-t-il pas réécrit totalement la Chrysalide de l’air parce que sa jeune auteure avait un style déplorable ? Il en a fait un best-seller. Qui du traducteur, du correcteur, de l’auteur apprécions-nous, nous, lecteurs ?

Bien sûr, Murakami sait parfaitement doser le suspense, le lecteur est tenu en haleine, ne serait-ce que par le mode narratif, on quitte un personnage et son histoire (alors que, parfois, on n’en a aucune envie), et on retrouve l’autre. J’ai, d’ailleurs, parfois été tentée de sauter un chapitre pour continuer l’histoire d’Aomamé (vraiment plus intéressante d’un point de vue événementiel que celle de Tengo). Mais je me suis retenue. Car malgré tout, chaque chapitre a son importance et nous permet de construire l’histoire. Seul un chapitre sur Tengo m’a paru de trop. Là, comme pour combler un manque, pour faire attendre le lecteur.

Malgré tout ça, tout ce mieux, j’ai rencontré un problème !
Je me suis sentie bête. Je n’arrive pas à comprendre la signification de ce monde 1Q84. Ce n’est pas un monde parallèle, certains personnages entrent dans ce monde mais vivent avec les autres en 1984, on y voit deux lunes, les Little People en font partie. D’ailleurs qui sont-ils vraiment ? Je n’ai pas bien compris non plus les notions de Receiver et Perceiver. J’ai la désagréable impression d’être inapte à recevoir ce genre de roman, comme si la science-fiction (mais ce livre appartient-il vraiment à ce genre ?) ne pouvait pénétrer mon esprit obtus. Message personnel : Ameni, j’aimerais vraiment qu’un jour, tu les lises, pour que je puisse avoir un avis de connaisseur…

Je n’ai nulle intention de me jeter sur le troisième livre, c’est sûr. Mais d’un autre côté, je me dis que, peut-être, la lecture du dernier volet de la trilogie me permettrait de donner une réponse à mes questions. Ou pas. Et dans ce cas, je me sentirais encore plus bête.

Néanmoins, dans ce volume j’ai davantage apprécié la personnalité des personnages et il me semble que leur psychologie était plus développée. Le dernier chapitre est, à ce titre, très intéressant, très touchant, surtout à partir du moment où l’auteur laisse enfin parler son personnage, où le « je » apparaît.
Un autre chapitre passionnant : celui où Tengo lit une nouvelle, « la ville des chats », dans le train qui l’emmène voir son père.

Cette phrase m’a touchée, elle répond peut-être à mes propres questions :

« Et puis, que, dans ce monde-ci (ou dans n’importe quel monde), il n’y ait qu’une lune – ou deux, ou trois -, en fin de compte, Tengo était toujours absolument seul. Où était la différence ? Où que ce soit, Tengo n’était toujours que Tengo. Rien que le même homme seul, avec ses problèmes spécifiques, sa personnalité spécifique. Oui, la question essentielle n’était pas la lune. C’était lui. »

Pour conclure, j’ai lu ce deuxième tome avec plus d’intérêt que l’autre mais… lirai-je le dernier ?

 

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