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Le café de l’Excelsior de Philippe Claudel

3 janvier 2012

 

Un roman (récit ?) publié en 1999, son premier ? Son deuxième ? Meuse l’oubli a-t-il été écrit avant ? Après ? La même année, en tout cas. C’est un livre publié par La dragonne avec des photographies de Jean-Michel Marchetti. Un magnifique ouvrage !

Une superbe découverte, grâce à mon bibliothécaire. Un texte sublime ! Tout est beau, tout est bon, les mots sont justes, les phrases sont ciselées à la perfection, une vraie pépite.

Humour très fin côtoie tendresse, souvenirs, émotion…

C’est l’histoire d’un garçon qui a été recueilli par son grand-père à la mort de ses parents. Adulte, il se souvient des années passées à ses côtés. Son grand-père était bistrotier et nous voilà plongé dans l’univers de ce café. C’est vrai, authentique, ça sent bon le café d’antan. Ce texte nous fait toucher du doigt l’essentiel, il décrit les rapports entre les gens dans ce qu’ils ont de plus sacré, loin de la vitesse de notre temps, loin des fausses relations hypocrites. C’est la vie. C’est splendide, je le répète encore ! Court mais excellent !

Deux petits extraits :

« Même les alcools ingurgités se distinguaient des communs liquides de la semaine : on aimait ce jour-là les pétillants de toutes sortes, et lorsque je rentrais de la messe sous le regard désolé de certains, il régnait dans l’établissement une légèreté électrique qui faisait luire les regards plus que de coutume, comme si tous ces hommes soudain ragaillardis s’apprêtaient à courir au plus proche bal ouvert pour y lever leur première danse. « Tu n’as donc pas pu le guérir de sa maladie, ce petit ! » lançait à mon adresse le plus enragé des bouffeurs de curé. « Laisse-le donc tranquille » répondait Grand-père, « il est notre ange qui rachète nos vices… »

 

« Ce sont les plus belles lettres qu’il m’ait été donné de lire. Je ne veux rien en dire sinon qu’elles ont la beauté de l’essentiel et des petits riens, et qu’elles composent, dans leur tissu sincère, le livre d’un vieil homme et d’un enfant qui n’est plus. Et c’est ce livre-là que j’emporterais, de préférence à tout autre, sur l’improbable île déserte. »

 
C’est bien simple, j’ouvre ce livre au hasard, et je relis un passage avec la nostalgie de celle qui retrouve une vieille amie d’enfance… C’est à lire, à relire, à déclamer ! A acclamer !

Un vrai coup de cœur ! Merci Guillaume ! Hum, l’année débute bien…

 

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