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Les chaussures italiennes de Henning Mankell

13 août 2011

Quatrième de couverture : Fredik Welin vit reclus sur une île de la Baltique. A soixante-six ans, sans femme ni amis, il a pour seule activité une baignade quotidienne dans un trou de glace. L’intrusion d’Harriet, l’amour de jeunesse abandonnée quarante ans plus tôt, brise sa routine. Mourante, elle exige qu’il tienne une promesse : lui montrer un lac forestier. Fredik ne le sait pas encore, mais sa vie vient de recommencer.

 

Il y a plusieurs mois, j’ai reçu un message électronique d’une personne me conseillant de lire ce roman. Comme elle avait raison ! J’aurais même dû le faire avant…

 

C’est fin, bien écrit et bien ficelé. Ce roman touche le lecteur par sa sincérité, son humanité. Sans tomber dans la dramatisation, il aborde intelligemment les thèmes de la solitude, de la faute et de sa culpabilité, de la maladie et de la mort, des relations entre les êtres humains…

 

Tous les personnages, même secondaires, ont une épaisseur, une psychologie, un caractère bien trempé.

 

Un bon roman qui se lit très facilement et que je conseille à tous, lecteurs confirmés ou non lecteurs, je pense que c’est le genre de texte qui peut toucher tous les publics.

 

Quelques extraits :

 

« Il est aussi facile de se perdre à l’intérieur de soi que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes. »

 

« Parfois j’ai l’impression d’avoir vécu ma vie entière avec des lèvres gercées. »

 

« La mort était une coupe claire où ne subsistait plus aucune des cachettes de la vie. »

 

« Son visage était si émacié à présent que je craignais de voir la peau se rompre et l’os apparaître au travers. La mort est laide, ai-je pensé. De la beauté d’Harriet il ne restait quasiment rien. Elle était un squelette cireux sous une couverture, et voilà tout. »

 

« Elle va me manquer, a dit Louise. J’ai été tellement en colère contre elle pendant tant d’années. Maintenant, je m’aperçois qu’elle ouvre comme un trou à l’intérieur de moi qui va rester ouvert et me souffler du chagrin aussi longtemps que je vivrai. »

 

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