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Un refrain sur les murs de Murielle Magellan

17 juillet 2011

Une belle histoire, une construction intéressante, un style.

J’ai avalé ce roman en deux jours et encore, parce que j’ai modéré mes ardeurs… C’est un livre qu’on lit facilement, peut-être trop, ce sera le seul bémol, j’aurais peut-être aimé qu’il me résiste un peu plus.

 

Deux femmes, deux époques, mais une renaissance commune autour de So What.

Isabelle est divorcée, elle apparaît comme une femme banale voire ennuyeuse, sa vie manque d’intérêt, il ne s’y passe rien.

Romane, la fille d’Isabelle, 23 ans plus tard, est une femme meurtrie dans sa chair, elle est le contraire de sa mère, toujours en révolte, en fuite.

Femme austère, Isabelle va apprendre à vivre pendant ce mois d’août où ses enfants sont chez leur père. Et ceci grâce à un personnage haut en couleurs, qui va l’amener à se découvrir, à se lâcher, à vivre tout simplement.

Femme volcanique, Romane va renaître à la vie grâce à sa recherche de la vérité, du secret de sa mère.

Mais où est la vérité ? La vie n’est-elle pas que mensonge ? Qu’illusion ? N’a-t-on pas la vie qu’on s’invente ?

Ce livre est un vibrant appel à l’imaginaire. Ces femmes vont renaître grâce à leur imagination, grâce à leur capacité à créer.

D’une histoire ordinaire sur la vie monotone d’une femme, l’auteur a créé un hymne à l’espoir, à la fantaisie, à l’imagination, à l’extravagance, à l’illusion.

Et tout comme dans le dernier roman de Jonathan Coe, La vie très privée de Mr Sim, la fin, la dernière page, donne toute sa dimension au livre ! Elle nous fait décoller !

 

« … si on ne crée pas un peu d’inutile dans ce monde, de l’inutile gratuit bien sûr (car l’inutile lucratif ne manque pas, « achetez du vide, braves gens ! »), on va l’encourager dans sa pente naturelle, l’efficacité, le profit, la performance. Selon lui, il faut dresser des statues en l’honneur de l’inutile, du bavardage, des fadaises, et du chahut. »

 

« Et de nouveau cette sensation miraculeuse d’avoir un corps. Ou plutôt d’être un corps. Un corps qui peut prendre, serrer dans ses bras, porter des enfants, grimper aux arbres, tirer sur une corde, courir, saisir, mourir… Un corps flasque par endroits peut-être, mais vivant, vibrant, libre ? […] Pour la première fois de sa vie, elle eut envie d’un homme. Un désir qui enserre, qui crie, qui froisse. »

 

 

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