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Les insurrections singulières de Jeanne Benameur

21 février 2011

 

Les mots de Jeanne Benameur sont comme une musique, ils nous enveloppent et nous font danser. A chaque mot, une image, un mouvement.

Ici encore la magie opère.

Malheureusement, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire de cet homme. Je l’ai suivi, certes, dans ses errements, de France au Brésil. Mais de loin, sans m’approcher, sans me sentir vraiment concernée… pendant les trois quarts du livre.

Je n’ai pas passé un mauvais moment en sa compagnie, grâce à la musique des mots de Jeanne, mais ses mots ne me touchaient profondément que de temps en temps, pas suffisamment, je restais sur ma faim. J’avais envie de quelque chose de plus… je ne sais pas, je ne sais plus

Et puis les errements d’Antoine ont débouché sur un hymne à la vie, sur une invitation à la liberté, et là j’ai commencé à me sentir concernée, les mots ont trouvé un écho en moi, ils m’ont chuchoté des choses que je voulais entendre, ils ne s’adressaient plus qu’à moi, intimement.

 

Quelques extraits, pour le plaisir de lire la langue de Jeanne Benameur :

 

« Je me suis laissé couler à l’intérieur de mon corps. J’ai fermé les yeux et j’ai laissé les chocs de la route me balancer sans essayer de contrer le mouvement. Une danse comme une autre après tout. »

 

«J’ai toujours compris les errants. Les yeux captent une chose du paysage, une autre, une autre encore. Tout est nouveau. Toujours.

On se refait.

Et on se dit que pour les pensées, les désirs, ça pourrait être pareil. Dans le fond c’est ce que j’ai toujours fait. La thérapie du déplacement, à pied, à moto. Ma façon d’espérer à moi.

Peut-être que les gens qui lisent font la même chose. »

 

« Personne ne fait partie de la vie de quelqu’un. Qu’est-ce que c’est que ces histoires ? […] On s’approche des autres, l’amour ça ne sert qu’à ça ! Toutes les formes d’amour… pas seulement la romance des amoureux… tout ce qui nous rapproche vraiment des autres. Mais de toute façon jamais JAMAIS on ne fait partie de la vie de quelqu’un. Et encore heureux ! Ce serait la perte de notre solitude, c’est sûr, mais encore plus sûrement la perte de ce qui nous appartient vraiment, notre liberté. On l’attaque déjà bien assez comme ça ! On peut essayer de tisser les liens, c’est tout. On ne fait pas partie ! On ne fera jamais partie. C’est comme ça. »

 

Il y a aussi de très belles pages sur le silence, d’autres sur la fraternité… Mais je ne vais pas retaper tout le texte !

 

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