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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee

8 février 2011

Voilà un roman qui a dû faire du bruit à sa publication en 1960, au moment où les Noirs luttaient pour la reconnaissance de leurs droits civiques. C’est l’histoire d’un avocat qui est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une blanche. Mais pas seulement, c’est aussi l’histoire de ce même avocat, veuf, qui tente d’élever, seul, ses deux enfants en leur inculquant certaines valeurs essentielles : la justice, le droit de tout être humain au respect…

La particularité de ce roman c’est que la narratrice n’a que 8 ans. Je me suis demandée pendant une grande partie de ma lecture, si la vision qu’on nous offrait était celle d’une très jeune enfant ou celle de la même enfant mais une fois devenue adulte. En effet, ses paroles ne sont pas toujours innocentes, elles montrent même parfois une grande réflexion et une grande maturité. Cependant, c’est cette vision des choses qui donne au procès toute sa force, parce qu’elle nous livre ce qu’elle entend sans artifice. On imagine très bien ces deux enfants blancs assister au procès au milieu des Noirs et ce que les Blancs ont dû en penser…

Toute la première partie est consacrée à la mise en place de l’histoire, on suit la vie des enfants (Scout la narratrice et son frère Jem) et de leur copain Dill durant plusieurs étés. Ils s’acharnent contre leur voisin Boo Radley, un homme qui ne sort jamais de chez lui et qui est donc l’objet de rumeurs. Les enfants imaginent un tas de choses pour le faire sortir, sans succès. J’avoue que je me suis parfois ennuyée durant cette partie. Il ne se passe pas grand-chose (et je n’étais pas séduite par le style), les enfants m’ont même souvent agacée à vouloir à tout prix faire sortir ce pauvre homme de sa tannière. Homme qui leur laissait pourtant des indices de son humanité.

J’ai commencé à trouver le roman vraiment intéressant quand il a été question du procès, de la défense des Noirs, quand le roman s’est inscrit dans l’Histoire.

Quant à la fin du roman, c’est une vraie réussite, jusqu’à la toute dernière page avec l’apparition miraculeuse de ce fameux Boo Radley. Cette ultime image est belle, tout simplement belle et émouvante. C’est l’image des deux mains enlacées que je garde en mémoire : la main de l’enfant dans la main de l’adulte. Mais qui est l’enfant, qui l’adulte ?

 

« Jem, comment peut-on tellement détester Hitler si c’est pour se montrer odieux avec les gens de ce pays ? »

 

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