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Terrienne de Jean-Claude Mourlevat

6 février 2011

Gallimard Jeunesse 2011

 

Elodie et moi, avons lu Terrienne dès sa parution, et nous avons décidé d’avancer la date de nos billets d’une semaine, trop impatientes que nous étions de parler de ce roman que nous avons adoré.

 

Que dire sur ce roman sans tomber dans le commentaire banal ou déjà dit ou niaiseux ? Ce n’est pas aisé !

 

Être à la hauteur de l’auteur : impossible.

Être original : impossible.

Être drôle : pas évident.

Révéler quelques bribes de l’histoire : surtout pas !

 

Alors ?

 

Bah je ne sais pas.

 

Trouver le bon adjectif : magnifique, merveilleux, extraordinaire, époustouflant, formidable… bouh ! que de banalités…

 

Si vous me connaissez un peu, vous savez que j’ai une admiration sans bornes pour Mourlevat. Il a ce talent fou de m’épater à chaque nouveau roman, de me surprendre. Et n’est-ce pas ce qu’on attend de tout auteur, de tout artiste, de tout amant, de tout mari… Je m’emballe, je m’emballe ! Mais oui, la vie n’est jouissive que si on la vit comme une surprise. Et un roman ne nous emporte que s’il nous étonne, nous bouscule, nous emporte, nous flatte, nous fait réagir, nous ouvre à nous-mêmes et aux autres…

 

Et là encore !

 

Dans ce roman, Mourlevat a créé un monde qui nous fait aimer le nôtre, malgré ou plutôt grâce à ses imperfections.

 

La respiration, la transpiration, les maladies, autant de choses qui n’existent pas dans ce monde trop lisse, trop propre, dans ce monde qui ignore les différences, où chacun ressemble à l’autre…

 

Quand on ferme le roman, on ouvre sa fenêtre et on respire une grande goulée d’air (pas trop pollué quand même, faut pas pousser…), on court sous la pluie pour être trempé et transpirant, on se roule dans la boue…

 

Et puis, comme d’habitude, Mourlevat a inventé une histoire qui nous laisse haletant(e). Il sait raconter. En Afrique, il serait griot ! (et je passerais des heures à l’écouter)

 

Sans révéler quoi que ce soit de l’histoire, je peux dire que son idée des gens qui s’assoient pour mourir, son idée des compatibles (bouh que ça fait peur), et bien d’autres encore m’ont saisie. Et la cerise sur le gâteau : une fin ouverte comme il les aime et comme je les aime…

 

Un chef- d’œuvre de la littérature pour adolescents !

 

Un petit extrait :

 

– M. Virgil ?
– Oui.
– Si nous étions dans un de vos romans, que se passerait-il maintenant ?
[…]
Il ne réfléchit pas longtemps.
[…]
– Je suppose qu’il se passerait quelque chose d’inattendu, quelque chose que personne n’aurait pu prévoir : ni les deux héros, ni le lecteur, ni même l’auteur. Personne.

 

Un autre :

 

– On ne devrait se dire que des choses personnelles. Le reste n’est pas très intéressant. N’est-ce pas ?

 

Et si on allait lire le billet d’Elodie.

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