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Les vivants et les morts de Gérard Mordillat

9 février 2010

Édité chez Calmann-Lévy en 2004, 829 p.

Quatrième de couverture : Lui, c’est Rudi. Il n’a pas trente ans. Elle, c’est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l’appelle comme ça. Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l’usine ferme, c’est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s’embrase autour d’eux.
A travers l’épopée d’une cinquantaine de personnages, Les vivants et les morts est le roman d’amour d’un jeune couple emporté dans le torrent de l’histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et de Dallas sont aussi ceux d’une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques.
Dans ce monde où la raison financière l’emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?

C’est une grande histoire sociale, une magnifique fresque, c’est la vie, celle d’aujourd’hui, celles des passions, des malheurs, grands et petits. C’est tout simplement superbe, fort, très fort.
Dans ce livre, il y a plein de femmes puissantes !!!
C’est l’éternelle histoire de l’injustice entre les hommes, de la lutte des classes mais c’est aussi une histoire d’amour, de sexe entre les femmes et les hommes.
Il y a des portraits formidables, vrais, qui sonnent justes. On ne peut oublier des personnages comme Lorquin, Rudi, Mickie, Dallas… et même aussi Format, le patron qui s’est fait berner, qui a cru à sa mission, innocemment.
C’est du Zola contemporain.

La force de ce roman tient dans sa construction, tout est basé sur les dialogues, on passe sans cesse d’une scène à une autre, d’un personnage à un autre, ils se croisent, se quittent, s’engueulent, s’aiment, vivent ! C’est ainsi qu’on a beaucoup de mal à poser le livre avant la huit centième page…

J’ai adoré !

Un extrait  (p 564) :

Frank ne l’embrasse pas :

– Je voudrais pouvoir te dire des choses…

– Des choses comment ?

– Des choses pour te plaire.

– Mais tu me plais !

– Je te plais mais je n’ai pas les mots…

– Qu’est-ce que ça peut faire ?

– Ca m’empêche d’entrer dans ton chagrin.

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